Description
Par (auteur) Seret, Isabelle; Par (auteur) De Gaulejac, Vincent
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Les attentats ont semé la mort, le chaos, l’horreur. Ils ont suscité la sidération et l’indignation. Dans un premier temps il fallait enterrer les morts, soigner les blessures, rechercher les coupables, apaiser la colère, prendre soin des victimes. Ensuite, il nous faut comprendre ce qui nous est arrivé. Qu’est-ce que nous avons fait, ou pas fait, pour en arriver là ? Que pouvons-nous faire pour que cela ne recommence pas ?
À partir d’une expérience inédite, partagée avec des personnes victimes des attentats, des familles concernées par l’engagement d’un des leurs dans l’idéologie djihadiste et pour certains dans des actions terroristes, des intervenants confrontés à ces violences extrêmes, nous explorons différents chemins pour se reconstruire et refaire société après des attentats.
Le partage de ces récits individuels a produit un récit collectif, une mine d’expériences nouvelles, d’émotions partagées, d’initiatives citoyennes. Une alchimie clinique s’est développée pour affronter les épreuves vécues par chacun, donnant confiance au groupe afin de cultiver la force d’être ensemble et de développer des actions citoyennes auprès des écoles, du système carcéral, de la justice, de la police, des médias, du monde artistique, de la recherche et enfin du monde politique.
C’est également une aventure scientifique qui illustre l’intérêt d’une sociologie clinique. Le terrorisme est le symptôme d’une société qui va mal. C’est ce mal qu’il nous faut explorer : comprendre et traiter plutôt que d’entretenir un imaginaire leurrant faussement moralisateur opposant la civilisation à la barbarie, un axe du bien à un axe du mal. Il nous faut inventer une autre façon de penser et d’agir, porter témoignage qu’un autre monde est possible. Ce livre invite à développer l’art de recoudre ce qui est déchiré. Là où est la haine de mettre de la compréhension, là où est la peur de susciter l’apaisement, là où est la solitude de construire des collectifs qui redonnent le goût de l’altérité, là où est le désespoir de retrouver confiance dans l’humanité.
Primary cover copy:
En mars 2016, quelques jours après les attentats de Bruxelles, Une mère d’un enfant engagé dans l’idéologie djihadiste et une personne victime de l”aéroport de Zaventem, décident de manifester ensemble. Leur mot d’ordre : « Retissons du lien ». Elles se heurtent à une incompréhension profonde : « La société n’est pas prête à vous entendre ». Un collectif va se constituer pour penser ensemble et agir en commun. Qu’est-ce que nous avons fait, ou pas fait, pour en arriver là ? Que pouvons-nous faire pour que cela ne recommence pas ? Ce livre raconte l’histoire de ce groupe. Comment et pourquoi des personnes victimes des attentats de Paris et Bruxelles, des pères et mères de jeunes engagés dans l’idéologie djihadiste et pour certains dans l’action terroriste, des intervenants de première ligne concernés par ces violences extrêmes, ont éprouvé le besoin de se retrouver pour se reconstruire et faire société. Ils témoignent du lien indissociable entre d’une part le besoin de soigner leurs traumatismes physiques, psychiques et d’autre part, le travail collectif pour lutter ensemble contre les violences, le racisme, l’antisémitisme, l’exclusion, les discours de haine.
Une alchimie clinique s’est développée pour affronter les épreuves vécues par chacun, donnant confiance au groupe pour cultiver la force d’être ensemble et développer des actions citoyennes du côté des écoles, du système carcéral, de la justice, de la police, des médias, du m






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